14 août 2009

Cette société m'inquiète...

Je vais encore passer pour le rabat joie du oueb, mais qu'importe... Ces jours çi, je me sens un peu révolté. Bon pas dans le sens "j'ai 14 ans, je me mets du vernis à ongle noir et j'écoute du Marilyn Manson en gueulant que les parents sont tous des vieux cons", mais quand même, je me sens passablement énervé au point de me sentir presque en colère.

C'est que, voyez-vous, parfois sur internet les gens (la masse) ont un comportement étrange et des réactions paradoxales, disproportionnées. Parfois, il faudrait leur débrancher le modem, leur couper le WiFi, et leur rappeller qu'au delà du mulot sur lequel ils s'évertuent à cliquer pour tweeter et re-tweeter et bloguer et facebooker, il y a la vraie vie, avec un vrai sens.

Les 3 Suisses, que tout le monde connaît au moins de nom je pense, parce que tout le monde a une grand mère qui commande des trucs "sur le catalogue des 3 Suisses" pour avoir un mini-grille pain qui fonctionne sur piles en cadeau, ont fait une erreur sur leur site oueb de vente en ligne il y a quelques jours. Attention, couvrez-vous les yeux, parce que l'erreur qui suit est franchement "inadmissible d'incompétence" : ils se sont trompés sur un prix !

Je vous laisse quelques minutes pour aller vour rafraichir sur www.jeboisdeleau.fr et faire un tour sur www.pipicaca.com pour raconter quelques blagues, parce que la nouvelle fait l'effet d'une bombe. Quand je l'ai racontée au boulot, ça a fait exploser les vitres, et on a eu une coupure de courant pendant 12 minutes. Rien qu'à en parler !! Donc chez les 3 Suisses, on a fait un erreur sur un prix, au lieu de vendre une télé écran plat à 1900 euros environ, on l'a vendue pour un peu moins de 200 euros. Bon déjà, entre nous, faut en tenir une sacré couche pour pas songer que c'est une erreur.

C'est un peu comme si demain en vitrine de chez BMW tu voyais le dernier modèle à 5000 euros neuf. Tu pourrais quand même être tenté de te dire, "tiens y'a surement une erreur...". Mais bon, gageons que la France ne soit pas futée, et disons que tu commences à fantasmer sur cette télé écran plat dans ton salon, pour à peine la moitié de ce que ton agence de com' te paie pour ton stage/exploitation chez eux.

Evidemment, quand les 3 Suisses se rendent comptent de leur erreur, ils font ce que personne n'ose jamais faire face à une erreur : ils s'excusent ! Après tout, quel crétin plein de bon sens s'excuserait après avoir fait une erreur ?! Tout le monde sait que quand on est "2.0" et qu'on tient un blog, et qu'on est influent, et qu'on tweete, re-tweete et facebook toute la journée, on ne sait même pas ce qu'est une erreur. Alors leurs excuses, que dalle !

Du coup face à ce drame de la vie, parce qu'une erreur d'affichage de prix avec ensuite excuses du vendeur et annulation de la vente, c'est un vrai drame qui devrait être largement médiatisé, le geek boutonneux qui ne sait pas ce qu'est la vraie vie, il décide de faire du google bombing. Enfin d'y participer, tu vois pour faire genre en soirée, "ouais, attend, comment j'ai trop participé au Google Bombing des 3 suisses tu vois, comment je leur ai niqué leur mère, je suis trop powerful, moi je tolère pas les erreurs, et s'ils recommencent je leur envoie Al-Quaida dans leur gueule tu vois !".

On sent déjà qu'une erreur de prix sur un site marchant, si ça occupe un type pendant une semaine et que ça mobilise toute une cyber-communauté autour d'un Google Bombing, c'est qu'on a deux possibilités : on a soit à faire à des psychopathes à tendance border-line sur les prix, qui ne tolèrent aucune frustration et ont tendance à développer des obnubilations à la limite de l'obsession... soit à des ados mal dégrossis qui ne savent pas que dans la vie, il se passe des vrais drames.

Parce que bon, si on a du temps et de l'énergie à dépenser, on peut très bien l'investir dans un truc à dimension humaine qui fait grandir la société (je dis ça, je ne suis pas socialiste, n'allez pas croire que je sois un bisounours) et potentiellement l'âme. Genre tu vois, dans le monde y'a des milliers de gens qui meurent parce qu'ils n'ont pas accès à de la bouffe ou à de l'eau potable. Au pied de ton immeuble, dans ta rue, dans ton arrondissement, y'a des gens qui ne savent pas comment ils vont nourrir leurs gosses à la fin du mois, entassés à 40 dans un 50m² squatté illégalement. Chaque jour, j'ai les mains dans la merde, dans le sang, dans la maladie, et dans la mort. Ca c'est une réalité de la vraie vie qu'on ne retrouve pas sur Twitter ou sur Facebook.

Et toi, bloggeur, tu nous emmerdes à remuer ciel et terre parce que le site des 3 suisses à fait une erreur d'affichage de prix ?!

Cette société m'inquiète vraiment...

23 juin 2009

L'humour du Monde...

Alors que le quotidien français titre sur son édition en ligne la disparition du vol Rio-Paris, la régie pub affiche (de manière automatique on s'en doute) des publicités pour Korean Air, "du départ à l'arrivée". Belle ironie...

1 avr. 2009

Amy MacDonald

C'était ce soir mon "tout premier concert de toute ma vie", ce qui peut paraître étrange quand on connaît ma propension à courir après tout ce qui touche de près ou de loin à la culture. C'est comme ça, j'avais jamais fait de concert, point. Aussi, quand on m'a proposé d'aller voir Amy MacDonald à l'Olympia, salle mythique qui plus est, j'étais ravi de dire "ok je suis libre ce soir là".

Si le hall d'entrée et les escaliers sont impressionnants, la salle semble, elle, ridiculement petite. Enfin, j'imaginais sûrement un truc énorme comme le Stade de France, ou au moins le Bataclan, et puis non. Le truc qui me surprend, moi qui m'attendais à devoir courir comme un dépravé pour être ailleurs que derrière un poteau en fond de salle, c'est qu'il n'y a quasiment personne. Aller, deux cents personnes à tout casser. Et le vrai choc : tout le monde est assis par terre, genre ambiance colonie de vacances, on vient voir le spectacle de fin d'année du petit fait avec le reste de sa classe. Manque plus qu'un feu de camp, des thermos de thé, un peu de shit et on se fait une soirée sympa.

Quand enfin les choses commencent, vers 20h, c'est un leurre. Comme toujours (quasiment), un artiste fait la première partie du concert, et là il s'agissait de Joshua Radin, qui a su conquir la foule avec trois phrases clés (c'est qu'il sait y faire le garçon) : 1/ I love Paris, 2/ I'm from New-York City et 3/ Je espère que vous aimer le chanson. C'était sympa, sauf qu'il avait un moche mal coiffé qui jouait de la contre-basse avec lui et qu'il s'essuyait en permanence la transpi sur son t-shirt. Mais sympa quand même. Et après 20 minutes de pause, à 21h, voici que le public se relève et se met à applaudir. Pour rien.

L'arrivée sur scène d'Amy MacDonald, c'est quelque chose. Elle marche tranquillou comme si allait s'asseoir devant un piano et nous jouer une oeuvre classique majeure. Elle ressemble pas du tout aux photos. Disons qu'elle change de look souvent, en tout cas. Au début, elle avait les cheveux longs, un peu style "The Grudge" avec les ongles noirs en moi, et surtout, surtout : elle était vachement plus boulotte. Là, elle a minci, porte une petite robe pas très belle qui tombe sur une culotte de cheval énorme, que même les collants noirs qui lui boudinent les jambes n'arrivent pas à cacher. Mais elle s'est éclaircie les cheveux, a un visage plus fin, elle est plus jolie.

Pour autant, Amy MacDonald est mono-expressive : elle ne sourit jamais (deux fois sur un concert d'une heure !), a toujours un petit air constipé de fille pas contente, et elle bouge sa tête comme C-3PO. Disons que c'est pas pushy pushy. Et puis, quand elle essaie de nous dire des trucs, c'est la cata : elle a un accent écossais qui tuerait la Reine, et s'il n'y avait pas de temps à autre quelques mots d'anglais, on pourrait imaginer qu'elle parle un mélange de roumain et de norvégien.

En une heure de concert, l'ambiance n'avait pas vraiment décollée, et la miss nous ressortait les titres du début pour tenir, parce qu'elle n'a pas un répertoire infini. Heureusement, la reprise finale fut salvatrice, puisqu'un peu plus dynamique que les autres, réanimant juste à temps un public qui hésitait entre la fuite et l'endormissement.

C'était pas désagréable, mais je crois que je préfère encore écouter son album, que j'adore et je comprends par ailleurs, et qui a presque plus la patate que sa prestation. Ce sera peut-être mieux dans quelques années... !

31 mars 2009

Vive le porno !

Je cherchais une idée originale d’article, un truc qui donnerait le ton, me laisserait assez de liberté pour me faire plaisir. En fait, je pensais faire un truc d’intello. Genre une étude sur les relations amoureuses au moyen-âge. Et puis, une soirée de téléchargement de pornos plus tard, voilà le moyen-âge et l’amour envolés : parlons de cul, parlons de porno !

Quelques années plus tôt, j’avais l’idée un peu folle, avec un ami qui assume ses travers pornographiques, d’ouvrir un blog spécialisé dans le porno gay. En fait, l’idée est toujours là, l’ami un peu moins, mais peut-être qu’un jour je trouverai la force de m’y mettre. Ce sera pas le Télérama du cul, mais parfois, on se marre bien devant certains pornos. Et puis parfois, on se fait bien plaisir aussi.

Ce soir, je pensais à ça en matant mes dernières trouvailles. Oh, ne croyez-pas que je sois une encyclopédie du sucage de bite et que je connaisse toutes les bonnes vidéos : je me balade sur quelques serveurs de torrents et je pioche quelques films dans les catégories que j’affectionne. Et voilà, ce soir j’ai fait une découverte majeure dans ma vie : le cul, c’est universel.

On dit toujours, “faites l’amour, pas la guerre”, et c’est surement le premier truc qui m’est venu à l’esprit, juste après “putain, cinq fois déjà !”, une fois que j’avais fini un porno israélien. Un truc un peu homemade video, genre pas bien sophistiqué, toujours les mêmes acteurs sur les quatre vidéos de la boîte de prod, mais un peu travaillé quand même. Pourquoi ça ? En fait, juste avant, je m’étais maté des films avec des arabes. J’adore ! Si, ils ont des bites énormes, et se démontent comme des chiens. Et là, je me suis dit, “wow, juifs et musulmans ont réussi à me faire jouir la même soirée, je devrais prévenir l’ONU” !

Parce que, un sucage de bite, un enculage ou une éjac’ faciale, qu’elle soit tournée dans un appart’ à Tel-Aviv, dans une maison proche d’Ankara, dans un squat’ de Londres, un studio de Budapest ou une cave de banlieue parisienne, franchement, on voit pas trop la différence. Pas besoin de sous-titre pour comprendre qu’un mec prend son pied ou simule, et pas besoin de connaître toutes les cultures du monde pour comprendre qui fait quoi dans cette gigantesque partouze.

Même dans les vieux films labélisés “vintage”, ou les mecs se baladent en marcel blanc et en mini-short rouge, un bandeau dans les cheveux, ou alors se font bronzer lassivement au bord de leur piscine, tout était déjà là. Ok, c’était avant le HIV, l’époque ou le porno ne parlait pas d’éthique ou de responsabilité face à la capote, et ou personne ne condamnait (à très juste raison aujourd’hui) le barebacking.

Le porno est en soi extraordinaire ! Il fédère les âges, les cultures et les religions autour d’une seule volonté : celle de jouir et de faire jouir encore plus. Qui voudrait interdire ça ?!

30 mars 2009

Where do I begin ?

Shirley Bassey me pose la question alors que je fais face à la page blanche. Pas d’angoisse, pas d’appréhension, juste ce truc de se dire, “par quoi je commence, de quoi je parle, quel ton j’adopte ?”. C’est pas qu’écrire, je n’ai jamais fait, non.

Dans le racontage de vie en ligne, qu’on appelle le blog, j’ai un peu roulé ma bosse. Pourtant, quand même, on se sent un peu comme un ancien bachelier intimidé à l’idée de rentrer dans une salle de classe.

Ouais, c’est exactement ça en fait. Il y a un peu d’excitation, et en même temps, un doute. Est-ce que je vais retrouver ce que j’ai connu ? Est-ce que tout a changé ? Est-ce que je serai encore capable.

Je n’ai pas d’ambition pour ce blog, j’aimerai juste qu’il soit le dépositaire de ce qui me passe par la tête, me travaille ou me fait rire, m’émeu ou me surprend. Avec un lectorat est un plus, surtout que là, je me sens très franchement ridicule à taper la discut’ avec mon écran, à parler comme si j’envoyais un mail, alors qu’en fait, je ne jette qu’une bouteille de plus à la mer.

J’essaierai d’écrire ici de temps en temps, alors si jamais l’envie vous prend de devenir fidèle… ;)